GROSSES CRAINTES SUR L’APPROVISIONNEMENT DU MARCHÉ EN MOUTONS

Société

L’impact de la crise sanitaire liée au coronavirus sera très fortement ressenti pour la fête de la Tabaski. Avec tout un monde quasiment à l’arrêt et les restrictions sur les déplacements transfrontaliers, l’approvisionnement du pays en mouton pour les besoins du sacrifice d’Abraham fait nourrir des craintes aux autorités.

En marge d’une rencontre avec les acteurs du secteur, le ministre de l’Elevage et des productions animales, Samba Ndiobène Kâ, a ainsi tiré la sonnette d’alarme pour alerter la communauté musulmane. Pour le ministre, les fidèles feraient mieux de se procurer un mouton le plus tôt possible, même si 810 000 têtes sont espérées d’ici à fin juillet.

« J’invite les populations à acheter tôt leur mouton. S’ils attendent à deux jours de la Tabaski pour le faire, croyant que les prix vont baisser, ça risque de poser des problèmes. Qu’ils prennent leurs dispositions pour acheter leur mouton. S’ils achètent tôt par exemple à une semaine de la Tabaski et qu’il est senti qu’il y a plus de rush sur le marché, il sera possible pour les opérateurs d’aller à nouveau à l’intérieur du pays et même hors de nos frontières pour aller chercher les moutons », a détaillé le ministre, qui tient toutefois à ce que l’offre nationale soit d’abord suffisamment mobilisée et prévoit, en ce sens, « une tournée nationale auprès des grands points de convergence pour mobiliser l’offre nationale et stimuler également les importations ».