Mali : Le gouvernement adhère aux conclusions du sommet extraordinaire de la CEDEAO et promet leur mise en oeuvre diligente.

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Le Gouvernement malien adhère aux décisions issues de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue ce lundi 27 juillet par visioconférence sur la situation au Mali.   

Dans un communiqué diffusé ce mardi 28 juillet, l’équipe nouvellement formée de Boubou Cissé assure de sa « ferme détermination à ne ménager aucun effort pour la mise en œuvre diligente des décisions destinées à résoudre durablement la crise sociopolitique et à renforcer la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique de l’Ouest ».  

Après deux missions de médiation suivies d’une visite aux allures de prise de température menée par cinq chefs d’Etat de la CEDEAO, l’organisation régionale a demandé la démission des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le président de l’Assemblée nationale. Selon la résolution de la session extraordinaire, « la majorité devra mettre tout en œuvre pour obtenir cette démission qui ouvrira la voie à des élections partielles ».  

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest exige aussi la recomposition rapide de la Cour constitutionnelle et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ». Les présidents ouest-africains se sont exprimés en faveur de l’installation d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les violences ayant occasionné des décès les 10, 11 et 12 juillet et les destructions des biens publics et privés.  

Sous peine de sanctions, la CEDEAO exige que ces mesures soient mises en œuvre au plus tard le 31 juillet. Des menaces à peine voilées qui ne semblent pas faire frémir le Mouvement du 05 juin –Rassemblement des forces patriotiques (M5 RFP).  

À l’inverse du gouvernement malien, il rejette les conclusions du Sommet extraordinaire ayant réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le mouvement contestataire qui estime que l’organisation régionale n’a pas saisi le fond de ses revendications est plus que jamais déterminé à débouloner le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Mais cette position ne semble plus être partagée par toutes les franges de cette coalition hétéroclite.   

La Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) serait moins favorable aux manifestations et ne réclamerait plus la démission du Président IBK, mais plutôt la destitution du Premier ministre, Boubou Cissé qui a rendu visite cet après-midi à l’Imam Dicko…