Juppé renonce, la droite au bord de la rupture

Au terme d’un week-end mouvementé, François Fillon a, pour le moment, sauvé sa candidature. Mais la droite apparaît plus que jamais fracturée. Dans une déclaration à Bordeaux, Alain Juppé a finalement enterré les espoirs de ceux qui rêvaient d’un plan B girondin. Dans son renoncement en forme de réquisitoire, le finaliste de la primaire a prononcé un discours d’une rare violence contre un membre de sa famille politique. « Je ne suis pas en mesure de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur, c’est pourquoi je confirme – une bonne fois pour toutes – que je ne serai pas candidat à la présidence de la République », a-t-il déclaré, lors d’une déclaration à la presse, à 10 h 30, depuis sa mairie de Bordeaux. « Pour moi, il est trop tard », a-t-il ajouté, expliquant d’un air grave qu’il n’incarnait pas, à 71 ans, le « renouvellement ». « Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisanes, ni dans un marchandage de postes », s’est-il justifié, alors que de nombreux ténors de droite le pressaient de reprendre le flambeau.

Tout en critiquant les candidatures de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, il a condamné l’attitude jusqu’au-boutiste de M. Fillon, regrettant son « obstination » et « un système de défense fondé sur la dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique » dans la procédure judiciaire ouverte suite aux révélations sur un présumé emploi fictif de son épouse. Pour M. Juppé, ces arguments « ont conduit » M. Fillon « dans une impasse ».

« Le noyau des militants LR s’est radicalisé. »

« Quel gâchis », a-t-il déploré, avant de poursuivre : « Au lendemain de notre primaire où le résultat a été incontestable et incontesté, François Fillon – à qui j’avais apporté mon soutien – avait un boulevard devant lui. Je lui ai renouvelé mon soutien à plusieurs reprises. » Partisan d’une droite ouverte vers le centre, M. Juppé a également dénoncé le virage droitier de M. Fillon : « Comme l’a montré, hier, la manifestation au Trocadéro, le noyau des militants LR s’est radicalisé. »

Tenir coûte que coûte

Dans un communiqué envoyé lundi matin, Nicolas Sarkozy s’est, lui, posé en réconciliateur en proposant un rendez-vous à François Fillon et Alain Juppé pour trouver « une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer ». Une rencontre…

 

  • facebook
  • googleplus
  • twitter
  • linkedin
  • linkedin
  • linkedin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



© 2017 Copyright actuplus.sn. Tous droits réservés – actuplus n'est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes.