Bamba Fall dope le collectif des jeunes !

Le manque d’espace à Dakar pousse les footballeurs du dimanche, à organiser des matchs partout. A la médina, l’école Alassane Ndiaye alou constitue le lieu de rendez-vous d’un bon nombre de passionnés de football de quartier. ce terrain qui est pourtant réservé aux élèves de cet établissement qui porte le nom du défunt reporter sportif fait l’objet d’une polémique suite à la décision du maire Bamba Fall d’y construire un terrain avec du gazon synthétique. En face, des jeunes de la Médina réunis au sein d’un collectif demandent au maire d’arrêter les travaux et de ne pas toucher à leur école.

Dimanche à Dakar, c’est jour de foot. Hier, l’école Médina 1 plus connue sous le nom d’Alassane Ndiaye Allou, du nom d’un célè- bre reporter sportif n’a pas dérogé à la règle. Sur la cour de récréation de cet établissement scolaire, deux équipes habillées de maillots rouges pour les uns et blancs pour les autres disputent un match sous la supervision de leurs formateurs. Sur la touche, d’autres jeunes âgés de moins de 15 ans attendent leur tour. Ils sont tous accompagnés de leurs encadreurs qui disent n’avoir que cet espace pour faire évoluer ces jeunes pousses. Pourtant, en temps normal, lors des jours ouvrables ou l’école fonctionne, le terrain sert de cour de récréation aux élèves. Mais, depuis quelques mois cet espace est au centre des discussions des populations de ce populeux quartier de Dakar. Car, le maire Bamba Fall veut transformer cette cour de récréation en un terrain avec du gazon synthétique. C’est dans ce sens que le premier magistrat de la commune a construit un mur visant à séparer l’école de la cour. Lors d’un rassemblement il y a quelques semaines, des jeunes qui sont contre cette décision avaient commencé à détruire une partie de ce mur. Et hier, en lieu et place d’un rassemblement devant réunir tous les fils de la Médina, les organisateurs se sont rabattus sur la centaine d’enfants pensionnaires des écoles de football comme Kaley Ainina et Fodé Ndiaye pour montrer leur désaccord avec le maire de cette commune. Et tous les moyens sont bons pour se faire entendre. A l’image d’un célèbre « graffeur » et fils de la localité à savoir Docta, l’un des membres de ce collectif a sorti même une pompe avec laquelle il va écrire le slogan qui sera sans doute le cri de guerre des membres de cette structure. «Touches pas à mon école», peut-on lire sur le mur qui tient cet établissement âgé de plus de cent ans et qui porte le nom de l’ancien pensionnaire de l’Ecole Normale William Ponty de Sébikotane

SIT-IN, MARCHE

Entourés de jeunes écoliers pensionnaires de différentes écoles de football de la Médina, le coordonnateur du collectif explique que le maire, sans même faire un appel d’offres, veut y construire un terrain synthétique à la place d’une cour de récréation réservée aux élèves. «Nous disons tous non à ce projet qu’on considère comme une forfaiture. Nous ne voulons pas d’un terrain synthétique dans une cour d’école», a décrié Ngagne Demba Ndiaye, le coordonnateur du collectif des jeunes de la Médina. Ngangne Demba Ndiaye propose au maire socialiste d’aller réaliser son projet au terrain du Jaraaf de Dakar qui se trouve à côté ou encore dans celui du building communal communé- ment appelé «Terrain Jardin». Pour les membres du collectif, malgré la décision de l’autorité préfectorale d’arrêter les travaux, le maire s’entête. Après une première sortie sanctionnée par la destruction d’une partie du mur construit par le maire, les jeunes de ce collectif annoncent qu’ils vont passer à une étape supérieure si leur maire n’arrête pas les travaux. Pour la prochaine étape, les camarades de Ngagne Demba Ndiaye comptent organiser différentes activités qui vont du sit-in à la marche. Il ajoute que ce projet peut mettre un terme à la formation des jeunes des 22 écoles de football qui s’entraî- nent sur ce terrain les dimanches.

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